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- Titre : Moonlight Talk - Yasuharu Takanashi
- Année : 2009
Paroles :
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*. Dimanche à Kyoto .
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*Chapitre 1 ~
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*La nuit était radieuse, la Lune bien ronde éclairait le chemin du parc. Enveloppée dans son long manteau, Kitade fit une pause sur un banc. Un souffle froid caressa sa joue, et fissura ces lèvres roses. Un jeune homme passa devant elle et s'arrêta. Ils se regardèrent tout deux sans pouvoir se distingués vraiment. La haute silhouette noire repris sa route sans rien dire.
Elle rentra. Son dimanche était déjà finit. Elle n'avait rien fait de sa journée.
Un message retentit sur son portable :
« Dimanche à Kyoto. »
La jeune fille souri, et serra son portable contre sa poitrine généreuse. Il était temps d'aller se coucher.
Le lendemain, elle reçut ces cours particuliers de mathématiques et de physique-chimie par deux professeurs différents, dont l'un était Monsieur Fujin, un autre de ces clients. Kitade est une fille très minutieuse : elle choisit ces clients comme on choisirait un fruit. D'abord, elle les tâte, demandant la profession et l'âge. Puis elle sélectionne, ne prenant que des hommes entre 30 et 50 d'un statut social élevé. Ensuite, elle les teste en leur donnant rendez-vous dans la Chambre Rouge. Cette chambre est une partie réservée de son appartement. Si tout se passe bien, elle annonce à l'homme qu'il peut la rappeler. Mais si elle n'a pas apprécié, alors elle ne donne aucun numéro. Etre client de Mademoiselle Kitade Rue 13 est un privilège.
Son petit comité personnel s'est construit sur du bouche-à-oreilles efficace. Mademoiselle Kitade Rue 13 est un nom que tout le monde ici connaît. C'est la jeune fille blonde aimée par les hommes, et respectée des femmes.
Un jour, alors qu'elle prenait sa pause sur le banc en bas de son immeuble, un jeune homme s'arrêta devant elle. Elle reconnut la silhouette de l'homme dans le parc, celui d'il y a une semaine. Ils se contemplèrent, encore plus profondément que la dernière fois, puis il s'approcha timidement d'elle.
« Mademoiselle Kitade Rue 13 ?
- Oui ?
- J'aurai a vous parler... ». Il s'assit a coter d'elle et commença ces explications. Il lui dit qu'il avait entendu parler d'elle comme de loin la meilleure de toute. Il la complimenta, l'admirant presque pour ce qu'elle faisait. Elle lui dit qu'elle ne comprenait pas où il voulait en venir, et il répondit d'un ton franc :
« Voilà, j'aimerai savoir s'il serrait possible de... De monté dans la Chambre Rouge avec vous... ». Elle fut surprise de cette proposition. Il ajouta qu'il savait très bien qu'elle sélectionnait ces clients et qu'il n'avait pas les compétences requises mais insista. Tout naturellement, elle refusa. Il insista encore :
« Comprenez-vous, c'est pour un... un... ». Il regarda autour de lui, s'approcha du visage blanc de la jeune fille et murmura :
« Un pari... ». Elle se sentit indignée et refusa de plus belle. Elle lui expliqua très clairement qu'elle détestait se genre de bêtises et qu'elle ne voulait plus le voir perturbée ces affaires. De ces yeux foncés, il la supplia :
« Je ne vous demande pas de coucher avec moi, juste de monté, et faire croire que nous l'avons fait. Je vous paierais, j'ai l'argent ! Oh s'il vous plait... C'est bientôt le 25 décembre... ». Attendrit par la voix grave du ténébreux, elle accepta. Ils montèrent.
Arrivé dans l'appartement, elle ouvra la porte de la Chambre Rouge et le laissa entré.
Il y avait un grand lit à baldaquin au milieu, collé contre le mur. Des lampes d'ambiances de couleurs rouge claire faisaient apparaître un doux tapis marron, une commode en dessous de la fenêtre donnant sur la ville endormie, une petite table où était posés divers sucreries et des paquets orange imprimés du nom DUREX. Un grand sofa en L sur l'autre coté du mur, couleur bordeaux.
Elle s'allongea sur le sofa, et invita le jeune garçon à s'y asseoir également.
« Tu es le premier que j'accepte dans ces conditions, mais le dernier, lui expliqua t'elle. Disons que c'est mon cadeau du 25 décembre. Maintenant, expliques-moi les raisons qui t'on poussé jusque dans les entrailles de ma Chambre Rouge. ». Le brun, intimidé, ne répondit pas tout de suite.
« A vrai dire, depuis que nous avons seize ans avec mon meilleur ami, on s'est juré d'aller voir une pu... prostituée pour nos dix-huit ans. Le but étant d'aller voir Miss Kitade Rue 13 le premier.
- Que gagne le premier ?
- ... Je ne sais plus. » Répondit-il honteusement. Il déposa les billets sur la table. Elle le regarda de ces yeux bleus questionnant.
« Puisque tu es là et que tu as l'argent, pourquoi ne pas le faire jusqu'au bout ?
- Parce que je sais très bien que vous n'accepter que les gens de plus de 30ans, et avec beaucoup d'argent. Moi je ne suis qu'un étudiant qui a économisé pour gagner un pari stupide.
- Pourquoi avoir fait un tel pari alors ?
- Je ne sais pas... On était jeune, et con.
- Pourquoi être venu, tout simplement ? Gâcher de l'argent pour un pari où on ne gagne rien, et ne même pas pouvoir profiter de ce moment...
- Oui, c'est stupide, n'est-ce pas ?
- Tout à fait.
- Sur ce... ». Il se leva et lui dit qu'il allait la laisser tranquille. Un sourire mesquin se dessina sur les douces lèvres de la jeune femme.
« Ce n'était pas pour un pari, hein... » Dit-elle. Il baissa les yeux et fit demi-tour.
« Vous êtes vraiment belle, Mademoiselle Kitade... ». Il ouvrit la porte et quitta la Chambre Rouge définitivement. Il alla pour ouvrir la porte de l'appartement et le quitter définitivement aussi quant la présence de la jeune prostituée dans son dos le fit frémir. Elle lui demanda son nom.
« Daisuke... Toshio Daisuke. »
Elle lui caressa les hanches, sentant le garçon frissonner sous ces doigts. Il ne s'était pas retourné, et était toujours face à la porte, la main crispée sur la poignée. Elle approcha ces lèvres de son oreilles et lui murmura quelques mots, embrassa sa joue en se tenant sur la pointe des pieds, puis le laissa quitter l'immeuble.
Elle le regarda partir de la fenêtre, voyant bien qu'il s'était retourné pour vérifier s'il elle était là à le contempler encore.
On frappa à la porte.
« Bonsoir, mon bon Monsieur Yong.
- Bonsoir, ma petite Kitade... ». Le grand homme lui demanda de ces nouvelles, tout en étant dirigé dans la Chambre Rouge. Elle lui parla comme on pouvait parler a son père, et il la caressa, la dévora du regard comme un homme heureux. Fin excité à l'idée de pouvoir baiser son corps, de pouvoir le chérir comme si ce corps blanc n'appartenait qu'à lui, il ôta ces vêtements. Elle en fit autans, de ces beaux gestes souples. Ces cheveux blonds caressaient sa poitrine chaleureuse, et elle allongea l'homme sur le lit.
Kitade dans sa façon de faire, y mettait tout son c½ur, et même presque quelques semblants de sentiment amoureux. Un amour impossible entre une jeune fille de 20ans et un homme marié de 46ans, un amour basé sur le plaisir et l'envie.
Le calme perpétuel de l'appartement était brisé par des souffles continus, des gémissements aigus, perdu dans les draps rouges de cette chambre.
C'est un beau dimanche, à Kyoto, qui se termine enfin, dans la fraicheur de l'hiver.
« Vivement dimanche prochain... ».